mariages › À savoir › Rétroplanning : douze mois avant le mariage, mois par mois
Deux décisions commandent toutes les autres — la salle et le traiteur — et elles se prennent en premier parce qu'elles fixent la date et l'effectif. Le reste s'ordonne derrière.
L'ordre compte plus que l'avance. Beaucoup de couples commencent par la robe et la décoration, puis découvrent que la salle qu'ils voulaient n'est libre qu'en novembre. Voici l'enchaînement qui évite de revenir en arrière.
Fixez trois chiffres avant de téléphoner à qui que ce soit : une date ou deux dates possibles, une fourchette d'invités, et un budget global que vous êtes prêts à tenir. Ces trois chiffres sont la seule chose que tous les prestataires vous demanderont.
Puis bloquez la salle, et le traiteur dans le même mouvement. Beaucoup de salles de Casablanca imposent leur traiteur ou facturent un droit d'entrée si vous amenez le vôtre : c'est la question à poser à la première visite, pas à la troisième. Les samedis de juillet à septembre, et les fins de semaine qui suivent l'Aïd, partent les premiers.
La négafa, le photographe et l'orchestre ou le DJ. Ces trois métiers travaillent un soir à la fois : une date prise est prise. Pour la négafa, demandez le nombre de tenues comprises et si l'amariya et les porteurs sont dans le forfait.
La takchita de la mariée, si elle est cousue plutôt que louée : comptez les essais. Le costume du marié. Le pâtissier pour la pièce montée. Et le moment de s'occuper du dossier administratif : renseignez-vous sur la liste exacte des pièces à la section de la justice de la famille de votre arrondissement, parce que plusieurs documents ont une validité courte et ne se demandent pas trop tôt.
Décoration et fleurs, faire-part, voiture de la mariée. Arrêtez la liste des invités pour de bon : c'est elle qui ferme le budget du traiteur, et toute modification après coup se paie.
Dégustation chez le traiteur et signature du menu. Essai coiffure et maquillage, avec la coiffure que la takchita impose et non l'inverse. Date de la soirée du henné et du hammam de la mariée, qui se tient quelques jours avant et jamais la veille.
Plan de table, nombre de tables, et le détail qu'on oublie : une table pour les prestataires, qui mangent aussi. Confirmez les horaires avec la salle, surtout l'heure limite de la musique, qui est souvent imposée.
Relances écrites à tous les prestataires, avec un récapitulatif de ce qui a été commandé. Soldes à régler selon les contrats. Vérifiez la puissance électrique du lieu face à l'addition de ce que demandent le traiteur, le loueur et le son et lumière.
Effectif définitif au traiteur, nombre de régimes particuliers, et un déroulé minuté partagé avec la salle, le traiteur, l'orchestre et le photographe. Un seul document, les mêmes heures pour tout le monde.
La veille : livraisons, tenues récupérées et essayées, trousse de secours, enveloppes de règlement préparées et étiquetées. Le jour même, désignez une personne qui décide sur place et dont le numéro est chez tous les prestataires — ni la mariée, ni le marié.
Une seule demande, et les professionnels concernés vous répondent.
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Guide illustré : le rétroplanning mois par mois jusqu'au jour J, les postes du budget avec les fourchettes relevées à Casablanca, ce que contient un forfait de négafa, les pièces du dossier de l'acte de mariage, les questions à poser à une salle et le déroulé minuté de la soirée.